Au bureau de vote dimanche passé
Dimanche soir j'étais en grande discussion avec Mademoiselle L.
Comment suis-je arrivé à ce long bavardage joyeux alors qu'à l'issue de cette journée citoyenne je sortais dépité de notre cuisante défaite ?
Pourquoi ai-je osé aborder Mademoiselle alors que je ne la connaissais pas ?
L'explication tient en ce blog et celui de Claude. Il est des liens qui s'installent à la suite des quelques correspondances qui transitent par Internet et je savais que Claude vouait une grande amitié à ses anciens Professeurs du Collège, dont Mademoiselle qui aura marqué de nombreux collégiens du village.
Je me présentais en me recommandant de l'auteur de "La Garon" et la discussion s'engage sur le livre et la petite fille dont les aventures sont au coeur de l'ouvrage, ...
Et je me présente ...
Mon nom de famille vient de Bretagne, les consonances et les surnoms ne ressemblent pas à ceux du Village qui se prononcent avec l'accent.
Kaouviiinn Briiiguantté ou Kaouviiinn lou gaïïï , ainsi prononcés on reconnaît; et surtout ne pas confondre! La lignée du Brigant n'est pas celle du Coq.
Et pour me situer dans le village, je cite quelques figures locales de ma famille qui votaient communiste et qui selon moi devaient être les adversaires politiques de Mademoiselle L.
Les yeux de mon interlocutrice qui me laissait parler pétillaient de malice, ses lèvres esquissaient un sourire engageant, c'est certain, elle connaissait la famille ! Mais en même temps, elle dégustait la surprise qu'elle me préparait.
Patiente, elle me parla rapidement de mes grands oncles, grands tantes, cousins que j'avais cité; pour alors évoquer plus longuement mes arrières grands parents qui habitaient la petite rue étroite tout à coté de sa maison. Ce n'était que la mise en bouche, à mon grand étonnement, elle les citait tous par leur prénom.
Pour alors me parler de Antonia et Joseph, ma grand mère et mon grand père qui avaient eu deux filles et habitaient le quartier St Roch à Nice.
Elle me parla de ma maman qui avait le même âge qu'elle, et bien évidemment elles se connaissaient les amies d'enfance du village !
Elle me parla du départ à Toulon de mes grands parents, du mariage de mon papa et de ma maman, des enfants qu'ils eurent et dont je fus. Elle me dit qu'à chaque retour au village, le petit Christian accompagnait sa mère et sa grand mère qui ne manquaient jamais de lui rendre visite.
Puis elle me questionna, où habitais-je ? Pierrefeu, Barella, Les Troumbis ...rien ne semblait inconnu pour elle.
Quand je vous dis que j'ai passé la plus merveilleuse des soirées. Quelqu'un que je ne connaissais pas avant et qui me parle de ma famille bien aimée, des vacances que je passais chaque été dans le village et de là où j'habite aujourd'hui !
Et tout ça le soir des élections législatives. Où pour la première fois, je fais parti d'un bureau de vote après avoir accepté d'être assesseur.
Pendant la présentation des résultats au public :
Je repense aux discussions enflammées entre mon père Breton, marin à Toulon qui a toujours voté De Gaulle et la famille du village rebelle qui a toujours voté communiste.
Je revois dans le village ceux qui ne mettaient pas le pied dans l'église et assistaient aux cérémonies devant le perron.
J'affronte le regard appuyé du Maire à mon égard. Il annonce la victoire dès le premier tour de l'UMP, la piteuse performance du candidat Socialiste dont j'étais l'assesseur, et son superbe score en deuxième position qui le conforte dans son excellente gestion.
Voilà pourquoi j'ai passé une merveilleuse soirée !
Comment suis-je arrivé à ce long bavardage joyeux alors qu'à l'issue de cette journée citoyenne je sortais dépité de notre cuisante défaite ?
Pourquoi ai-je osé aborder Mademoiselle alors que je ne la connaissais pas ?
L'explication tient en ce blog et celui de Claude. Il est des liens qui s'installent à la suite des quelques correspondances qui transitent par Internet et je savais que Claude vouait une grande amitié à ses anciens Professeurs du Collège, dont Mademoiselle qui aura marqué de nombreux collégiens du village.
Je me présentais en me recommandant de l'auteur de "La Garon" et la discussion s'engage sur le livre et la petite fille dont les aventures sont au coeur de l'ouvrage, ...
Et je me présente ...
Mon nom de famille vient de Bretagne, les consonances et les surnoms ne ressemblent pas à ceux du Village qui se prononcent avec l'accent.
Kaouviiinn Briiiguantté ou Kaouviiinn lou gaïïï , ainsi prononcés on reconnaît; et surtout ne pas confondre! La lignée du Brigant n'est pas celle du Coq.
Et pour me situer dans le village, je cite quelques figures locales de ma famille qui votaient communiste et qui selon moi devaient être les adversaires politiques de Mademoiselle L.
Les yeux de mon interlocutrice qui me laissait parler pétillaient de malice, ses lèvres esquissaient un sourire engageant, c'est certain, elle connaissait la famille ! Mais en même temps, elle dégustait la surprise qu'elle me préparait.
Patiente, elle me parla rapidement de mes grands oncles, grands tantes, cousins que j'avais cité; pour alors évoquer plus longuement mes arrières grands parents qui habitaient la petite rue étroite tout à coté de sa maison. Ce n'était que la mise en bouche, à mon grand étonnement, elle les citait tous par leur prénom.
Pour alors me parler de Antonia et Joseph, ma grand mère et mon grand père qui avaient eu deux filles et habitaient le quartier St Roch à Nice.
Elle me parla de ma maman qui avait le même âge qu'elle, et bien évidemment elles se connaissaient les amies d'enfance du village !
Elle me parla du départ à Toulon de mes grands parents, du mariage de mon papa et de ma maman, des enfants qu'ils eurent et dont je fus. Elle me dit qu'à chaque retour au village, le petit Christian accompagnait sa mère et sa grand mère qui ne manquaient jamais de lui rendre visite.
Puis elle me questionna, où habitais-je ? Pierrefeu, Barella, Les Troumbis ...rien ne semblait inconnu pour elle.
Quand je vous dis que j'ai passé la plus merveilleuse des soirées. Quelqu'un que je ne connaissais pas avant et qui me parle de ma famille bien aimée, des vacances que je passais chaque été dans le village et de là où j'habite aujourd'hui !
Et tout ça le soir des élections législatives. Où pour la première fois, je fais parti d'un bureau de vote après avoir accepté d'être assesseur.
Pendant la présentation des résultats au public :
Je repense aux discussions enflammées entre mon père Breton, marin à Toulon qui a toujours voté De Gaulle et la famille du village rebelle qui a toujours voté communiste.
Je revois dans le village ceux qui ne mettaient pas le pied dans l'église et assistaient aux cérémonies devant le perron.
J'affronte le regard appuyé du Maire à mon égard. Il annonce la victoire dès le premier tour de l'UMP, la piteuse performance du candidat Socialiste dont j'étais l'assesseur, et son superbe score en deuxième position qui le conforte dans son excellente gestion.
Voilà pourquoi j'ai passé une merveilleuse soirée !
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