Ces misérables forçats
Ce séjour à Toulon me replongeait dans ma plus tendre enfance dont voici les cariatides qui étaient elles aussi entreposées dans la caverne d'Ali baba.
En 1940 mon Niçois de grand père avait obtenu le poste de gardien de l' usine de pompage des eaux souterraines qui alimentaient les navires de la flotte.
Son logement de fonction était la ferme provençale du jardin extraordinaire propriété des Travaux Maritimes de Toulon au milieu duquel "l'usine" était Le Chateau transformé en station de pompage. Ce parc de plusieurs hectares était clos d'un mur infranchissable de trois mètres. Pour aller vers le "Château" une immense allée rectiligne bordée de palmiers. Entre chaque palmier un promontoire où étaient installées d'immenses statues. C'étaient les proues des galions et galères qui avaient orné les navires à l'époque de Jean Valjant et des misérables. De ces proues gigantesques, une me faisait la plus grande des frayeurs, en passant devant pour rejoindre l'habitation, je serrais trés fort la main de maman (on me l'a raconté, j'avais quatre ans en 48) car le regard de pierre aux yeux comme des trous me faisait toujours frissonner. Cette immense tête avait pour nom Marianne.
Pendant quinze années j'ai habité dans cet immense parc avec mes frères et soeurs, que de découvertes j'y ai faites, de cachettes trouvées, de cabanes construites, tout ça, au milieu d'un trésor dont je comprends l'importance aujourd'hui en me promenant au musée de la marine à Toulon.
En 1940 mon Niçois de grand père avait obtenu le poste de gardien de l' usine de pompage des eaux souterraines qui alimentaient les navires de la flotte.
Son logement de fonction était la ferme provençale du jardin extraordinaire propriété des Travaux Maritimes de Toulon au milieu duquel "l'usine" était Le Chateau transformé en station de pompage. Ce parc de plusieurs hectares était clos d'un mur infranchissable de trois mètres. Pour aller vers le "Château" une immense allée rectiligne bordée de palmiers. Entre chaque palmier un promontoire où étaient installées d'immenses statues. C'étaient les proues des galions et galères qui avaient orné les navires à l'époque de Jean Valjant et des misérables. De ces proues gigantesques, une me faisait la plus grande des frayeurs, en passant devant pour rejoindre l'habitation, je serrais trés fort la main de maman (on me l'a raconté, j'avais quatre ans en 48) car le regard de pierre aux yeux comme des trous me faisait toujours frissonner. Cette immense tête avait pour nom Marianne.
Pendant quinze années j'ai habité dans cet immense parc avec mes frères et soeurs, que de découvertes j'y ai faites, de cachettes trouvées, de cabanes construites, tout ça, au milieu d'un trésor dont je comprends l'importance aujourd'hui en me promenant au musée de la marine à Toulon.
" Lors des bombardements, ces statues qui dataient de 1657 avaient par précaution été transportées hors de Toulon. A la reconstruction, elles furent replacées sur la nouvelle Mairie édifiée dans les années 60,..." pour lire tout l'article
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