Tal Coat à Toulon
«SOUVENT, je l'accompagnais lors de ses longues promenades dans la campagne. Il me portait sur ses épaules. Il marchait d'un pas rapide. Il stoppait son élan pour ramasser un caillou, un silex. Il reprenait alors sa foulée de demi-course avant de s'arrêter à nouveau pour observer la nature. Il l'englobait de son regard. Il ne faisait plus qu'un avec elle. Moi, j'avais l'interdiction formelle d'écraser ne serait-ce qu'une fourmi...» Pierrette , la fille de Pierre Tal Coat puise avec beaucoup d’émotion dans les souvenirs d’une enfance heureuse en Provence ... " suite de l'article
J'étais à Toulon aujourd'hui pour une visite familiale, mais ce fut une journée extraordinaire passée au musée des arts, la dernière journée de l'exposition consacrée à Tal Coat.Ce nom m'a toujours accompagné, la première fois ce fut lors d'une fête qui m'était consacrée en 1955. Je savais qu'il était artiste, habitait au chateau Cézane à Aix. Dans la famille on ne comprenait pas ses gribouillis, cette peinture qui ne ressemblait à rien. On préférait le voir arriver avec un gateau bien crémeux plûtot qu'une feuille griffonée, une toile, ou un dessin sur mon cahier d'écolier.
Lorsqu'il s'est installé en Normandie, mes parents lui ayant rendu visite s'étonnaient qu'il puisse consacrer un atelier avec une verrière de plus de soixante dix mètres, encombrée d'une centaine de chevalets occupés par des toiles.Les années sont passées, j'ai appris son décés lors de condoléances que m'adressaient les collègues enseignant l'art au Lycée.
Je renouais le contact aujourd'hui en visitant la superbe exposition qui lui était consacrée à Toulon.
Il était de Clohar-Carnoët, le village de mon père en Bretagne. Dans la vieille maison familiale il y avait ses premiers dessins réalisés lorsqu'il avait 20 ans, ils ont tous disparu ...
Parce que ses grigris étaient du gribouillage.
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