Voile : de Suède en Finlande


Après une navigation côtière mouvementée; ma fille s'est révélée une fine navigatrice, les cartes n'ont plus de secret pour elle. Nous avions pris les choses en main, elle traçait la route et faisait la vigie, moi je tenais la barre et réglais les voiles. Nous avions tracé notre chemin à l'estime entre les très nombreuses îles de l'archipel, le GPS n'était qu'un contrôle supplémentaire. Avancer pour la première fois dans un enchevêtrement d'îlots sur une mer inconnue est toujours très excitant, chercher et trouver une crique au mouillage pour une courte nuit, dormir, mais en étant toujours éveillé, se préparer à la traversée dès l'aube, là est l'aventure.
Quitter le chenal, laisser le phare derrière soi, voir les terres disparaître sur l'horizon, poursuivre pendant six heures avec la mer tout autour et le soleil comme seul repère, pendant cette petite traversée, on est maître à bord. J'aime ces instants où l'on se sent seul en mer. Seule une carte témoigne par points successifs l'instant du passage sur la route que l'on a tracé et que l'on estime suivre.
Puis, droit devant une brume, une forme se dessine, la cote approche, où est l'entrée du chenal que l'on a visé ? On s'interroge, c'est la vieille école, celle que j'avais apprise. Avec le GPS on n'hésite plus, c'est là, on est sûr, on arrive.
Puis, droit devant une brume, une forme se dessine, la cote approche, où est l'entrée du chenal que l'on a visé ? On s'interroge, c'est la vieille école, celle que j'avais apprise. Avec le GPS on n'hésite plus, c'est là, on est sûr, on arrive.
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