Avoir de la graine.
C'était vers 14 heures aujourd'hui dans la grande surface qui est aux champs et où je commissionne rarement. Après avoir déposé mes victuailles sur le tapis roulant de la caissière choisie pour passer le plus vite possible; j'étais attentif à bien ranger mes provisions essentielles dans le chariot équipé de la pièce de un euro.J'avais remarqué une conversation entre les caissières voisines, il me semblait que l'on souhaitait me parler, mais préoccupé pour passer le plus rapidement possible, je faisais mes courses comme un cent mètres dans le brouhaha d'une grande foire.
Je suis de plus en plus "dur de la feuille" et cela me conduit dans des situations qui pour l'instant sont cocasses.
De plus, ma tenue vestimentaire et le look mal rasé du campagnard qui sort de sa colline après une course derrière les vagabondes ânesses devait surprendre les citadins.
"Tu vas ainsi faire les commissions en ville ?" M'avait questionné le fiston après qu'il m'ait aidé à les rattraper. "Ben oui! J'ai déjà perdu trois heures". Non, pas des heures perdues, car à ce rythme, elles sont comme le semi marathon de Claudio, c'est ma façon de faire du sport.
Je suis donc au super marché, pas rasé, ne répondant pas aux questions, dans l'impossibilité de savoir si c'est mon portable qui sonne ou la musique d'ambiance ou le téléphone de la caissière ou ...
Le portique de contrôle qui signale les objets que l'on aurait camouflé pour ne pas payer. J'avais payé, rangé mes affaires dans le caddie et je prenais la direction de la sortie quand un Monsieur en chemise blanche et cravaté m'aborde. C'est un contrôleur de la grande surface qui me fait passer et repasser devant le portique qui vibre tout content d'émettre son bip bip comme s'il criait "Au voleur ! Au voleur !"
Question ... Réponse ... Question ... Réponse ... et toujours non; non; non tout en exhibant ma sacoche et son fouillis car dedans mon sac, c'est plein. Plein de tout, et pour savoir ce qui pouvait déclencher le bip bip du mouchard, je passe tout en revue méticuleusement, j'étais personnellement plus curieux de savoir quoi ? Que l'autre de trouver ma maraude. Et ce, sous les yeux des badauds, et là, ils regardent.
Et on trouve, rangé entre deux feuilles, le sachet coupable, un innocent sachet de graines. Un semis de culture que les jardiniers citadins font pousser sur leur balcon. Des graines de persils que j'avais achetées il y a ... deux mois. Ce persil qui agrémente nos plats cuisinés et que je n'ai pas dans mon jardin parce que toujours pas planté; et pour cause, le sachet acheté chez le grainetier de Contes, est toujours dans ma sacoche.
"Je vous avais demandé si vous aviez des graines, et vous m'avez répondu non!" Quand bien même si j'avais été certain de la question posée, j'aurais répondu non, car ces graines, je les avais oubliées, des graines dans ma sacoche ? Non, Mais !
Essayez, pour savoir si avec vous "ça sonne "
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