Retour de Beaurepaire

Mes activités à Beaurepaire ne se sont pas déroulées comme prévues. Une pluie abondante est tombée dès mardi matin avec comme conséquence l'impossibilité d'abattre le tilleul doré, d'élaguer le grand chêne, de faire mon reportage sur ce travail de funambule.
Le professionnel qui devait faire ce travail je l'avais rencontré en octobre, depuis ce rendez-vous, je veux que ce soit ce Monsieur qui intervienne. Pourquoi ? allez savoir ! Il est des gens que l'on voit une seule fois, et le courant passe, la sympathie s'installe.
Après ses explications sur sa façon de faire, je voulais le voir travailler, car sa méthode telle qu'il me l'a décrite consiste à grimper dans l'arbre au plus haut et à couper, soit pour abattre, soit pour tailler.
J'imagine l'exploit que cela représente quand les arbres culminent a vingt cinq mètres, mais ce que j'ai aimé plus que le savoir faire décrit étaient ses propos sur les arbres. Il en parlait comme on s'exprime d'êtres vivants, il m'expliquait comment conduire la croissance des branches pour que l'arbre s'épanouisse, pourquoi il couperait celle là et épargnerait l'autre ... J'étais sous le charme de ses paroles, je voulais le voir faire, je voulais le photographier, vous montrer.
Mais ce ne sera pas possible car lorsqu'il interviendra, je serai à Nice.
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