Quelle crise ?

Publié le par Christian

En finance, en droit, psychologie ... dans toutes sciences, on peut lire ou entendre ceci :

C’est abstrait et c’est du jargon de métier, mais ce n’est pas « jargonnesque » : car ce mot, péjoratif, laisse entendre que l’auteur ne sait pas au juste de quoi il parle. Or, ici, l’on sent bien que les mots ont un sens très précis, même si l’on ne voit pas bien lequel.

Ce commentaire fait suite au texte sur la finance, "Un nouvel ordre mondial de vérité financière" par Pierre Sarton du Jonchay dont la lecture sera rébarbative pour beaucoup. Toutefois,  lisez ce qui suit, c'est  pour des gens comme moi qui promènent avec les ânes dans la campagne, c'est le même contenu imagé, à ma portée.

 

Prenons un exemple pour illustrer ce que serait le « vol financier » c’est à dire la vente-rachat à découvert. Vous projetez de planter un pommier dans votre jardin et prévoyez de récolter 100 kg dans deux ans. Vous savez quelle catégorie de pommier vous allez cultiver et comment vous allez vous y prendre. Vous vous dites que vous vendrez vos pommes 100 euros dans deux ans. Vous êtes propriétaire de 100 euros dans deux ans en culture de pommes.
Imaginez que vous n’êtes plus cultivateur de pommes mais seulement investisseur dans le risque de cette culture. Vous vous

... suite.

 

Par ailleurs, dans ses commentaires, Pierre Sarton du Jonchay

dit encore :  ...

La crise systémique est bien la possibilité de pouvoir produire le signe de la liquidité en dehors de sa réalité.

Si vous voulez tout lire.

 

L'auteur, sur son blog, écrivait en 2008 :

...

Les bons mathématiciens s'intéressent aux outils de mesure et à la délimitation de l'objet mesurable. Les bons financiers calculent des prix futurs possibles pour gérer la différence entre le prix anticipé et le prix réel de l'achat réel. La malhonnêteté financière consiste à partir d'un réel passé insuffisamment et imprécisément mesuré et à masquer l'incertitude de l'avenir par une rationalité mathématique qui ne se confond pas à la réalité.

L'exemple de NicoDim est lumineux : il suffit de réussir à leurrer quelqu'un une fois avec un mauvais modèle pour que le premier contrat vendu donne réalité à l'artifice conceptuel. Une fois vendu et payé, le modèle a produit un flux financier qui est la mesure bien réelle d'une fiction. On le revend, on l'achète, on le dérive et toute l'attention se porte sur l'artifice financier plutôt que sur le vrai prix du kérosène en 2010.

La colère de Monsieur Guedj est salutaire : est-il honnête d'engager l'intelligence mathématique dans des syllogismes dévastateurs ?

 

Depuis que je blogue, je découvre que les commentaires ont une grande valeur pédagogique. Je consacre beaucoup de temps à la lecture des commentaires. Ils disent beaucoup sur notre société. J'imagine un nouveau blog s'appuyant sur les commentaires.


Ma vie à la campagne ne serait alors qu'une distraction ?

Publié dans Actualité

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Rozier Béatrice 13/07/2010 13:40



Bonjour Christian


Peux tu nous envoyer ton mail


Béatrice du Villars



Anne-Ma 26/06/2010 13:15



Oh ! Elle est belle ta vie à la campagne et loin, d'être une distraction, plutôt un art de vivre et de vivre bien.


V'là ! Nous sommes rentrés. Je te remercie du fond du coeur, Christian, pour les instants partagés. Je suis ravie d'avoir fait ta connaissance. Mille mercis.


:-)



La Dame de Nage 26/06/2010 08:15



"Ma vie à la campagne ne serait alors qu'une distraction ?"


Que nenni ! Elle est l'essentiel, celle qui permet de garder les pieds sur terre … et si nos élus retournaient aux champs ou à la pêche à pied, ils comprendraient peut-être ce que travailler veut
dire !


J'ai le ressenti que certains jouent de plus en plus … avec l'argent, avec nos vies, ils ont perdu, l'ont-ils eu ? le sens des valeurs.


Moi, j'aimais bien l'aspect campagne, ici … les souvenirs de la DCAN, le reste je le compare au vent, mais les cyclones sont de plus en plus fréquents …