Les galines

Publié le par Christian


poules Les galines, me font penser à Galinette, Ugolin et Papé.

Ce mot en patoi de chez nous sonnait régulièrement à mes oreilles enfantines. Le poulailler et ses nombreux volatiles était notre cour; pourquoi basse ?
J'ai grandi aux milieu des "bêtes" dans l'immense parc clos d'un grand mur;  c'était l'oasis au milieu de la ville en décombres où déjà sélevaient les premiers bâtiments HLM des années cinquante.
Au delà de la ferme où nous habitions, j'ai raconté les trésors que j'explorais. De notre vie autour de la maison, j'ai peu relaté notre quotidien, s'il était paysan avec son immense jardin, c'était aussi un zoo.
Les poules, poulets, coqs nourissaient la famille, les poussins éclosaient. Canards et oies s'ébrouaient dans la mare. Ma grand mère très adroite de la faucille, alimentait en herbe un véritable troupeau de lapins. J'étais celui qui tenait la bête pendant que pépé égorgeait, et sur la peau, avec lui, je tirais pour mettre à nu la chair rose. Plus tard, dans la famille, j'étais celui qu'on allait chercher pour trucider les bêtes.
Trois grands chiens assuraient la garde dehors. Dans la maison, Canaris et Perruches élevaient leurs oisillons. Dans la grange, une grande volière où les oiseaux exotiques nous émerveillaient de couleurs avec des queues de paradis. Au fond de la grange, les régimes de bananes changeaient lentement de couleur, si les enfants cueillaient à volonté, c'était pour partager avec notre amie, la singe vert des palmiers, j'étais son compagnon préféré car je la conduisais dans les grands arbres au dehors. Papa marin, nous ramenait tout ca d'Afrique.
Quelle enfance, quels souvenirs.

Au point de reproduire avec mes  petits, ici au Vallon, cette ambiance d'une autre époque. Flo enfant, tenait l'animal à trucider alors que le fils ainé, de loin, nous observait dégouté. Toutefois, il aura pour les abeilles un émerveillement qui l'on conduit aujourd'hui à s'équiper de quelques ruches. La volière était remplacée par les ânes, le premier étant César.

Et aujourd'hui, pour Camille, les poules sont revenues. Jusqu'où irais-je avec elle ?
Commençons par les oeufs.


Publié dans Anes et animaux

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cds 14/01/2010 19:20


Pace e Salute Christian.
Dans mon village de la Castagniccia, j'étais aussi subjugué par ma grand-mère si gentille, si douce, si souriante, et si implacable avec les poulets qu'elle égorgeait d'un geste sûr.
Quand nous sommes arrivés à Toulon, ce fut boulevard Louis Picon, et j'ai donc entamé mon cours préparatoire à l'école de Rodheillac…


Christian 15/01/2010 07:45


Salut Christian.
Mais jusqu'où iront ces souvenirs ? Nos pas parcourraient les mêmes chemins.
Ainsi né l'esprit de clocher, alors, derrière l'équipe, on pousse.
Je m'associe avec un grand sourire à l'immense joie des parents.


joye 14/01/2010 19:03


Ah oui !

Papet = Yves Montand = le diable

;-)


Christian 15/01/2010 07:35


Un diable Papé ? Que diable !
;-)
Je ne connais pas la signification de ces symboles, j'y vois un sourire avec une barbichette.


Anne-Ma 12/01/2010 23:30



ça me rappelle aussi mon enfance, j'avais un oncle qui avait une basse-cour et des lapins et un grand jardin. Mais, j'n'aimais pas trop quand il les
tuait. Je préférais quand on cueillait les petits pois et qu'après on les écossait ;-)



Christian 13/01/2010 09:30


Ne pas aimer quand on tue, lapins, poules, me parrait tout à fait normal, lorsqu'on le fait, on éprouve un sentiment de, de ... culpabilité ? Regret ? Tristesse ? ...
? Jamais de joie !
Alors pourquoi le fait-on ? Il est plus facile de payer chez le boucher, à la charcuterie, sans penser à la mise à mort. Et aux éleveurs en amont.
Je n'aime pas les chasseurs, et pourtant j'ai chassé en éprouvant le plaisir de la traque, de la cible atteinte, cet instinct primaire et ce regret de voir l'animal qui se meurt ... pour son
plaisir.
Je comprends les végétariens.
Cela mériterait une note.


Claudio 12/01/2010 20:49


ça me rappelle mon enfance : les poules, les oeufs, les lapins et les "mises à mort". C'était du quotidien qui ne nous choquait pas.
Et nous autres Italiens disions Galline aussi.


Christian 12/01/2010 21:13


Avec deux ailes Claudio, tu as sûrement raison. De part et d'autre de la frontière, on se ressemble beaucoup.


redondo 12/01/2010 20:01


Ma femme est de Sarlat, nous y passons quelques jours régulièrement.
On habite et travaille à Toulouse, on a une vielle ferme dans le Gers où je cultive un jardin. J'aimerai avoir des poules !