Je radote

Publié le par Christian

Je le répète souvent en cette saison, dans mes oliviers je radote. La pensée vagabonde car cueillir demande surtout l'effort physique, peu d'attention, puis l'habitude laisse l'esprit libre. Ce qui m'occupe le matin et le soir depuis trois années sont les notes publiées ici, celles que je lis et commente de temps en temps, et beaucoup d'autres imaginées dans les arbres, c'est là que je radote.
Le raisonnement n'est pas très poussé, il revient en boucle, répété au rythme des branches secouées. Suspendu tel un singe, je trouve mes idées extraordinaires, aux interrogations les solutions se présentent, les réponses arrivent; tout comme la nuit lors d'un rêve, au matin le problème est résolu.

Exemple : 500 kg d'olives, cela en fait combien ? Des millions certainement ! Pour savoir, il suffit d'en peser quelques unes, et faire la division, c'est un problème de l'école primaire. Et malgré ce grand nombre, s'il en est une oubliée sur la branche, je la cueille pour l'ajouter au tas. Qu'est-ce une sur plusieurs millions ? Alors me vient en tête une réflexion de ma grand mère " Un sou, c'est un sou".  Qui aujourd'hui sait ce qu'est un sou ? Mais quand m'a-t-elle fait cette réflexion, d'où lui venait cette remarque ? Car m'expliquait-elle c'est son employeur qui lui avait dit cela ... et ainsi de suite ...

Et quand je veux écrire, rien ! Le sujet me semble creux, ce qui m'enthousiasmait dans l'arbre, ne trouve pas sa place sur la feuille blanche de l'écran froid.

Depuis quelques jours, c'est une note de Didier et l'échange de commentaires qui suivaient  : La religion(s) manque-t-elle ?
Ce manque me laisse penser qu'il faut le combler. Oui il y a un manque, il se situe selon moi à deux périodes celle qui était occupée par le religieux et l'autre par le service militaire, là où je radote, tourne autour des solutions à mettre en oeuvre. J'ai des solutions dans ma tête, elles tombent comme les olives des branches. C'est lorsqu'il faut les mettre par écrit que je n'ose plus.
Mais pour qui il se prend celui là ? me dis-je. 

Je ne suis pas un politique, je ne suis pas un élu, ... je ne suis que moi. Ces choses, il faut en débattre, en parler, échanger, affiner, trouver, transcrire, cela ne se fait pas seul.
Je retourne à mes olives, c'est plus facile qu'écrire, là haut je peux radoter et refaire mon ... mon ...
Mon  Quoi ?


Voilà t'y que lorsque je cherche le lien chez Didier, il a déjà écrit douze notes, et moi une ! Mais comment fait-il ?
Il est 13 heures, je relis ce que j'ai écrit ce matin, et j'ai envie d'effacer ce premier jet.  Je laisse, car sinon quand écrire  ?

Alors j'illustre :

avant apres

Publié dans Huile d'olive

Commenter cet article

L U C 30/11/2009 13:18


Tu as ton style, Cher Christian, et il est plus efficace que tu ne le supposes.
Trois ans que tu écris et trois ans que l'on te lit.
Ne t'arrête JAMAIS !


Christian 02/12/2009 08:09


Trois ans! Que ça passe vite.


Lilou 30/11/2009 11:36


Voilà, c'est fait!! http://lebaluchondepatachon.over-blog.com/
Bizzzz  Lilou


Christian 02/12/2009 08:09


Et c'est très intéressant.


Didier 30/11/2009 08:15


Pareil pour moi. Je vois une pièce, même d'un sous, je ramasse.
Je prends cela comme un clin d'oeil de la chance.
N'empêche que toute la ferraille, à un moment, c'est chiant dans les portes-monnaies.


La Dame de nage 29/11/2009 20:17


Moi, je radote dans ma voiture et pendant le service de cour (enfin si une collègue hypocondriaque ne me pollue pas l'esprit). J'ai toujours du paier à portée dans la voiture (je m'arrête) et en
classe je note, les élèves le savent et le respectent, juste quelques mots.

Sinon, je souris pour le service militaire. Benjamin fait la formation SNSM … et bien, c'est proche de certaines formations. Si le service militaire n'est plus … c'est en partie parce que certains
jeunes ne sont plus maîtrisables … et peuvent coûter cher à l'armée.

Bon alors,combien d'olives dans une kilo ?

Et pour le "un sou, c'est un sou." Je l'ai entendu aussi. Les comptables en savent quelque chose : ils doivent rendre les comptes au centime près. Mes fils se moquent toujours de moi, si je vois
une piécettes par terre, je la ramasse ! Ça peut toujours servir, ne serait-ce qu'au marché.

Bon courage


Christian 30/11/2009 08:23


Je vais peser pour savoir combien d'olives.
J'ai pensé aussi et souvent à ton Benjamin dont tu disais qu'il voulait s'essayer au rugby. Une note sur le sport arrivera bien ... un jour !


PopeyeDeLaPlume 29/11/2009 11:39



J'adore ton style, tes mots et tes idées moi Xian !!!! à mi-chemin entre Didier et toi, les mots parfois me viennent sans crier gare, se bousculent voire me dérangent dans mes activités...
obligée d'attrapper un papier, n'importe quoi pour y griffoner le tsunami d'idées avant d'être submergée... puis quand je relis pour voir s'il n'y a pas trop de fautes ou si je
n'ai pas oublié d'écrire en français courant, bah j'oublie les fautes et je ne vois que les mots qui ne me conviennent pas, que je change, parfois inlassablement...
L'important c'est de s'exprimer, de dire ce qui demande à l'être, de ne pas s'auto-censurer... la société et les "autres" le font déjà fort bien, alors s'il te plait, continues de radoter, plus
fort et plus souvent, parce que ça te réussit bien !!



Christian 30/11/2009 08:20


J'adore tes noms, Popeyedelaplume, il faut y penser !
Les mots chez toi sont désopilants, et quand tu évoques le kéké; c'est le fou rire.
Ils me semblent trop rares en ce moment, alors nous attendrons qu'ils reviennent.