Un métier, les études après !

Publié le par Christian

"Mon père avait raison, d'abord un métier, après tu feras des études.
Je lui en avais voulu, aujourd'hui, je le remercie."

C'est ainsi que je terminais ma note sur l'apprentissage.

Pourquoi aujourd'hui, je le remercie ? Parce que, ce que j'ai, je l'ai fait.
Avoir et Etre marchent ensemble;
un toit, bien manger, une bonne santé, s'habiller, lire écrire, se déplacer, ... C'est un besoin pour tous. Comment Etre sans ces minimums ?

J'ai regardé avec beaucoup d'intérêt
l'émission sur M6 où il était question d'auto construction, de maison en bois, en paille, de piscine écologique.  Parce que les thèses relatives à la décroissance sont à mon avis un futur probable,  ma courte note ici concerne le savoir faire artisanal. Si ce savoir faire ne devient pas un métier, il sera toujours utile à celui qui réalise.

Travailler la pierre, le bois, le métal, le tissu, dessiner ... sont les tâches qui conduisent à construire, à aménager son intérieur, s'habiller, faire son bateau, son avion, sa montgolfière ... N'en restons pas au bricolage,  visons un travail de professionnel pour soi ou pour des organisations genre Castors.
Nous ne pouvons plus acheter ! Alors faisons.


Trois années d'apprentissage pour devenir ajusteur auront fait de moi un touche à tout. J'ai la main qui façonne et j'utilise des machines. Les autres choses furent apprises comment ? Le jardin, avec pépé, la cuisine avec mémé, la maçonnerie avec maman et papa. Et le reste ? En regardant et en osant m'y mettre. L'association la main à la pâte travaille avec les enfants dans ce sens, ils apprennent et découvrent en réalisant.

Pour ceux qui ont appris un métier manuel, rien d'impossible, ils savent être capable de faire. Avec un peu d'organisation à plusieurs, la réalisation de grands projets est possible. D'abord un métier, après les études, c'est ainsi que j'ai appris, et pendant mes temps libres j'ai fait, j'ai osé faire.
Et si l'économie de la décroissance nous poussait non pas à cumuler l'argent, mais à travailler pour avoir ?
Mieux qu'acheter, faisons et échangeons pendant nos temps libres (chomage  ou temps choisi), revenons au troc.
Travailler moins pour les autres, travailler plus pour soi.




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Mrs K 03/03/2009 20:23

Quand on travaille avec ses mains, on a plus de repères, on relativise, on ne s'ennuie pas car on crée car on fait. A trop intellectualiser les choses on les dépossède, on rend la vie trop compliquée. Quand j'ai du vague  l'âme, je m'attaque au jardin, je repeins, je cuisine... je faisBises Christian

joye 01/03/2009 11:04

J'aime beaucoup ton article, tout plein de sagesse.