Avoir de la graine.

Publié le par Christian

graines C'était vers 14 heures aujourd'hui dans la grande surface qui est aux champs et où je commissionne rarement. Après avoir déposé mes victuailles sur le tapis roulant de la caissière choisie pour passer le plus vite possible; j'étais attentif à bien ranger mes provisions essentielles dans le chariot équipé de la pièce de un euro.
J'avais remarqué une conversation entre les caissières voisines, il me semblait que l'on souhaitait me parler, mais préoccupé pour passer le plus rapidement possible, je faisais mes courses comme un cent mètres dans le brouhaha d'une grande foire.

Je suis de plus en plus "dur de la feuille" et cela me conduit dans des situations qui pour l'instant sont cocasses.
De plus, ma tenue vestimentaire et le look mal rasé du campagnard qui sort de sa colline après une course derrière les vagabondes ânesses devait surprendre les citadins.
"Tu vas ainsi faire les commissions en ville ?"  M'avait questionné le fiston après qu'il m'ait aidé à les rattraper. "Ben oui! J'ai déjà perdu trois heures". Non, pas des heures perdues, car à ce rythme, elles sont comme le semi marathon de Claudio, c'est ma façon de faire du sport.

Je suis donc au super marché, pas rasé, ne répondant pas aux questions, dans l'impossibilité de savoir si c'est mon portable qui sonne ou la musique d'ambiance ou le téléphone de la caissière ou ...
Le portique de contrôle qui signale les objets que l'on aurait camouflé pour ne pas payer. J'avais payé, rangé mes affaires dans le caddie et je prenais la direction de la sortie quand un Monsieur en chemise blanche et cravaté m'aborde. C'est un contrôleur de la grande surface qui me fait passer et repasser devant le portique qui vibre tout content d'émettre son bip bip comme s'il criait   "Au voleur ! Au voleur !"

Question ...  Réponse ... Question ... Réponse ... et toujours non; non; non tout en exhibant  ma sacoche et son fouillis car  dedans mon sac, c'est plein. Plein de tout, et pour savoir ce qui pouvait déclencher le bip bip du mouchard, je passe tout en revue méticuleusement, j'étais personnellement plus  curieux de savoir quoi ? Que l'autre de trouver ma maraude. Et ce, sous les yeux des badauds, et là, ils regardent.

Et on trouve, rangé entre deux feuilles, le sachet coupable, un innocent sachet de graines. Un semis de culture que les jardiniers citadins font pousser sur leur balcon. Des graines de persils que j'avais achetées il y a ... deux mois. Ce persil qui agrémente nos plats cuisinés et que je n'ai pas dans mon jardin parce que toujours pas planté; et pour cause, le sachet acheté chez le grainetier de Contes, est toujours dans ma sacoche.
"Je vous avais demandé si vous aviez des graines, et vous m'avez répondu non!"  Quand bien même si j'avais été certain de la question posée, j'aurais répondu non, car ces graines, je les avais oubliées, des graines dans ma sacoche ? Non, Mais !

Essayez, pour savoir si avec vous "ça sonne "



Publié dans Jardinage

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bidaut 11/10/2008 14:00

Bonjour. être dur de la feuille a des avantages, je vous en parle , dur de la feuille aussi, l'avantage est: que l'on est pas obligé de répondre aux conneries. Amicalement J.J. Bidaut

LChe 07/10/2008 22:10

Cette histoire ne m'a pas fait rire, Christian. Elle est tragique. J'aurais voulu être un client et on aurait tapé le scandale ensemble. Juste pour le plaisir, note le bien, parce que je crains qu'il n'y ait plus rien ni personne à qui expliquer quoi que ce soit dans ce genre d'endroits mal famés.Bien le bonjour aux tiens et à la colline,

Christian 08/10/2008 11:53


Cher LChe dont le pseudo me fait chaud au coeur.
Nos premiers contacts sur ce blog furent chauds et tendus, je l'ai ai aimés parce qu'ainsi ils auront permis de nous exprimer et ensuite de nous connaître et nous apprécier beaucoup.
Moi, l'ancien rebelle devenu pacifique avec l'âge et le confort (ceux que l'on appelle les bobos)   j'ai besoin comme d'autres (vieux) certainement, de sentir ta jeunesse pour rebondir et
taper ensemble le scandale; juste pour le plaisir.
C'est le genre d'aventure dans laquelle je vibrerai encore de satisfaction.

Bonjour aux tiens, à ton fiston, et à une prochaine aventure dans la colline (ou ailleurs).


joye 07/10/2008 11:42

Ohlalalala. C'est pire que la douane américaine, ça !!!;-)

sido 06/10/2008 09:11

Du rire pour un début de journée, bien, bien !  tu es sûr de n'être que "dur d'oreille". ( à ce que tu dis) ...?? Situation cocasse mais si ça sonnait avec moi je me cacherais dans un trou de souris...

framboise 05/10/2008 21:57

ha Christian , j'ai souris aussi en t'imaginant et je constate que tu ne fais pas plus de chichis que moi pour aller à la ville, mais ce genre de situation est parfois embarassante, ce la m'est arrivé un jour il y a bien longtemps aux galerie la farfouillette avec une poussette à ma fille dont l'antivol n'avait jamais été enlevé et n'avait jamais sonné dans aucun autre magasin alors que je m'en servais depuis des mois déjà!!!