Première ballade vers les ruines

Publié le par Christian


Je suis fourbu, mais quelle ballade !

Ce matin  11h, j’étais sur un sentier qui conduit vers les ruines de Chateauneuf avec un objectif : conduire Lola et Opi, et un but à atteindre : Le premier pylône électrique situé à ¼ du trajet.
C’est cette première partie qui sera la plus difficile parce que très pentue, 45° en moyenne, pour gravir il faudra zigzaguer et trouver son chemin.
Lola et Opi allaient elles suivre ?
La méthode prévue, guider Lola en longe et laisser Opi libre suivre sa maman.
Mais cela ne c’est pas déroulé ainsi.

Lola depuis la naissance de Quillina (plus d’un an) semble moins dynamique. J’ai donc fait l’inverse, Opi devant en longe, et Lola de suivre.
C’est ce qui s’est passé avec quelques difficultés rencontrées dès le départ sur la piste. Opi n'avance plus et attend sa maman âne après avoir fait cinquante mètres, et Lola de se laisser distancer pour revenir au galop rejoindre Opi que j’avais attachée. Mais le galop de Lola c’était par crainte de la badine en me voyant revenir sur mes pas.
Alors qu’elles faisaient cent mètres, j’en faisais deux cents, ce fut ainsi sur la piste…Avant d’aborder la garrigue pentue qu’elles ne connaissaient pas.

Et bien quelle surprise ! Ce fut plus facile, de l’herbe sèche sous leurs pas, des fourrés au dessus des oreilles, des troncs morts à sauter tels des obstacles sur une piste. Ce fut un régal d’escalade.

Jusqu’à ce que … ?

Alors qu'elles montaient, que nous montions toujours vers ce pylone en nous créant des chemins de traverse, en prenant des photos en remarquant l’absence de couleurs de la végétation hivernale due à l’effet du froid persistant de cette fin d’hiver.
Alors que nous faisions une ballade, rude, mais une belle ballade.

Elles eurent peur ! Et n'avancaient plus

Etait-ce la proximité du pylône ? La vue vertigineuse sur la vallée ? Le silence ? L’éloignement ?? Elles se tennaient l’une contre l’autre, se reniflaient et ne bougeaient plus.

Alors, je m’allonge dans l’herbe au soleil, les chiens se couchent, j’attends, j’observe, je leur parle doucement, en chuchotant.
Elle bougent, se déplacent légèrement, broutent l’herbe sèche, sans me lâcher des yeux.
Je suis assoupi dans l’herbe, elles reprennent confiance, je me repose. On savoure …

Le temps s’écoule, il est 14h, je n’ai pas faim, un peu soif …Je remets la longe à Lola, elle comprend que nous allons redescendre, elles semblent rassurées nous faisons le chemin inverse et arrivons à la maison.

A présent quelques questions se posent. Comment devrai-je agir pour arriver aux ruines de Chateauneuf ? L’entraînement sera nécessaire, d’autres étapes préparatoires seront indispensables, de la patience il me faudra.

Ce serait plus facile avec un deuxième accompagnateur !
Si le cœur vous en dit ?

Publié dans Balades

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Carioline 20/03/2006 21:17

Hi hi hi, les ânes ont souvent des raisons que l'Homme ignore ! ! !
Pas facile de trouver une explication sans avoir vu "en vrai"... Peut-être, effectivement, que le pylône les a effrayées...

dedeine 17/03/2006 08:52

tout simplement genial !!
sandrine d

flo 16/03/2006 18:30

ça m'était déjà arrivé... Au delà d'une certaine hauteur Lola n'avance plus, elle a peur ou sent des odeurs qui ne la rassurent pas. Renard ? prédateurs? ou peut-être les anciens manants qui passaient par là?

Christian 16/03/2006 07:05

Je prépare le reportage photos Marie Christine, comme cela tu te feras une idée de ce que tu risques en mettant les pieds dans la colline. Bisatoi

marie-Christine BONZOM BOSC 16/03/2006 03:40

  Mr l'homme qui chuchote à l'oreille des ânesses,
Tant que c'est toi qui as la fourbure!Et pas les nanas...
S'il te faut un accompagnateur,J'ARRIVE...
Bisatoi,
MCBB