Les chasseurs vandales

Publié le par Christian

arbre cassé chasseur Je garderai toujours le souvenir des propos d'un collègue qui nous racontait ses souvenirs d'enfance lors des promenades qu'il effectuait avec son grand père. 
" Les campagnards  comme les randonneurs aujourd'hui progressent lentement dans les chemins  en s'appuyant sur leur bâton de Pèlerin. L'extrémité est renforcée d'une pointe d'acier qui croche  le sol en laissant une empreinte. Quand le sol est plus meuble, d'un coup énergique avec le bâton; la pointe fait son trou, et pour ce grand père, le trou avait son utilité. Lors de ses promenades, le pépé choisissait les traverses en sous bois et les chemins aux lisières dépourvues d'arbres. Dans les trous au sol , il déposait un gland. Ses  poches en étaient remplies, ils provenaient du vieux chêne qui jouxtait la ferme.
A la fin des années 80 et au début 90, deux immenses incendies ravageaient la colline qui surplombe la vallée du Paillon. Dès l'automne, le long des chemins calcinés, glands dans la poche, j'avais mis en pratique les souvenirs racontés par mon collègue. Je n'étais pas encore papé, et je me promenais souvent attentif au moindre brin d'herbe qui redonnait couleur au sol gris.
Aujourd'hui, une multitude de pins Maritimes et pins d'Alep émergent des buissons et broussailles où s'ébattent de nombreux passereaux. Quelques jeunes chènes agrémentent  le paysage, ce sont quelques glands que j'avais plantés.
Aussi quelle n'est pas ma colère lorsque sur ce chemin, cette piste appelée "piste pare-feu" en cette période de chasse,  je découvre ; pliés, brisés, sciés ... "mes arbres" . Ils ne sont pas chez moi, ils appartiennent à tous sur cette piste communale, mais quand ils sont maltraités, ce sont  "mes arbres" .
Quelques cons de chasseurs en font leur cachette, au bord de la route, ils sont là, planqués, leur voiture à vingt mètres. Ils ne sont même pas capable de marcher, pensez donc ! On ne va pas suer dans la belle tenue de camouflage, transpirer, ça pue !
Le gros couteau d'égorgeur en bandoulière, que feraient ils devant un ours, ces Rambos de pacotille ?
Je tire cette note en plusieurs exemplaires, dans leur "planque"  que je démonte, et démonterai toujours, à leur intention, suspendue dans l'arbre martyrisé,  cette lettre leur est destinée.

 

arbre chasseur 1 arbre chasseur 2

Publié dans Actualité du Village

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Gondolfo 25/02/2008 10:03

oui c'est triste :)

lasidonie 22/02/2008 12:38

Je déteste la chasse, les chasseurs et d'une manière générale tous ceux qui utilisent les animaux pour en faire l'objet d'un prétendu sport, y compris la pêche, ( quoi que dans ce cas le poisson a des chances et on peut le remettre à l'eau ) Si en plus ils massacrent la nature ...!

Claude Chatron-Colliet 22/02/2008 11:19

Je suis bien rentrée cher Christian, merci de tout coeur de ce dimanche ensoleillé. Je poserai trés bientôt sur mon blog un texte sur le cabanon et mon inspiration de ce merveilleux dimanche à vos côté. Je vous embrasse affectueusement.

Matheo 19/02/2008 06:55

je partage ton agacement Christian...

Dljennot 19/02/2008 06:44

Il y a bien longtemps que le randonneur-joggeur dans la campagne ne supporte plus les chasseurs. Lorsqu'ils sont en groupe, les fameuses battues, ils sont pires que tout. L'union fait la force...de la bêtise. De même que je n'aime pas les chiens sans maître et sans laisse dans les bois et montagne. Il y en a crois-moi. Il y a 20 jours je me suis fait pessugué par un Patou...C'est impressionant.Mon chein, ou plutôt mes chiens sont toujours attachés lorsqu'ils promènent sous ma surveillance.ce qui serait beau en France c'est l'Anarchie, la vraie, celle qui sait respecter l'autre.